Le projet

SOS Cigogne – la migration en mutation

Mandataire du projet : Cigogne Suisse (Directeur : Peter Enggist)
Chef de projet : Dr Holger Schulz

Le comportement migratoire de la cigogne blanche empruntant la route occidentale (Ciconia ciconia) s’est modifié: Contrairement aux anciennes habitudes, une forte proportion de ces oiseaux ne se rend plus en Afrique occidentale pour y hiverner, mais s’installe dans le sud de l’Espagne.

Lorsqu’à l’initiative de son directeur, Peter Enggist, « Cigogne Suisse », la société suisse œuvrant pour la protection de la cigogne blanche, organisa dans les années 2001 et 2002 son grand projet de télémétrie par satellite, presque la moitié des cigognes suisses ne continuait déjà plus sa route et restait dans le sud de l’Espagne. Il en va toujours de même de nos jours. Plusieurs milliers de « migrants occidentaux » interrompent en Espagne leur migration vers le sud, trouvant une abondante nourriture dans les rizières et avant tout sur les grandes décharges à ciel ouvert.  

Selon une Directive de l’UE de 1999 à mettre en œuvre d’ici 2016, la part organique des déchets déversés dans les décharges des pays de l’UE devra être progressivement ramenée à 3%. En clair, cela signifie que les restes alimentaires et autres déchets ménagers similaires devront être triés et compostés, brûlés ou dirigés vers des installations de biogaz. Quelles seront les conséquences de la disparition de la source alimentaire que constituent les déchets pour les cigognes passant l’hiver dans le sud de l’Espagne ? Dans quelle mesure la Directive de l’UE a-t-elle été appliquée ? Dans quels délais s’effectuera la mise en œuvre de la Directive de l’UE sur les décharges dans le sud de l’Espagne ? Quelle est l’importance, pour les cigognes, des décharges comparées aux autres ressources alimentaires de la région ?

De même, la question de savoir ce qui a déclenché le comportement migratoire modifié n’a pas trouvé réponse à ce jour. Est-ce peut-être en partie une conséquence des « projets de réacclimatation » ? Il y a un demi-siècle, des cigognes blanches d’Afrique du nord ont été « importées » en Suisse et indirectement dans d’autres pays d’Europe occidentale dans le but de reconstituer les populations qui, à l’époque, avaient quasiment disparu. Les gènes de ces oiseaux élevés en volières se retrouvent probablement à l’heure actuelle chez de nombreuses cigognes européennes. Influencent-ils peut-être l’itinéraire ou la distance migratoire ? Quel est le rôle du changement climatique ? Voilà les questions auxquelles la suite du projet « SOS Cigogne » cherchera à répondre.

A l’instar de la première partie du projet « SOS Cigogne », la suite avec ses nouveaux points forts sera assurée par l’expert des cigognes, le Dr Holger Schulz, en collaboration avec Peter Enggist. Au cours des prochaines années, des enquêtes approfondies sur les cigognes hivernant dans le sud de l’Espagne seront menées avec le soutien de partenaires d’autres pays européens et il sera fait appel à des spécialistes pour des examens plus pointus (p. ex. les analyses génétiques).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s